3 July 2026
2026/06/18 - 11:28
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Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 69

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Au cent onzième jour du début de l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste contre la République islamique d’Iran, le Service de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite porter à la connaissance des médias et de l’opinion publique les éléments suivants :

  

Aperçu général des événements des derniers jours

 

Au cours des quarante-huit dernières heures, la finalisation du mémorandum d’entente entre l’Iran et les États-Unis en vue de mettre fin à la guerre constitue l’évolution politique et sécuritaire la plus importante. Selon les déclarations des responsables iraniens et américains, ce mémorandum devrait être signé vendredi en Suisse. Il sera suivi par une période de négociations de soixante jours destinée à parvenir à un accord définitif portant sur les questions nucléaires, la levée des sanctions et les mécanismes de mise en œuvre.

D’après les informations disponibles, le texte du mémorandum met l’accent sur la cessation des hostilités sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban, la libération des avoirs iraniens gelés, la levée du blocus maritime imposé par les États-Unis dans la région ainsi que la réouverture et la gestion du détroit d’Ormuz.

La République islamique d’Iran considère cette évolution comme le résultat de la résistance du peuple iranien, des forces armées et des responsables politiques du pays. Dans le même temps, les autorités iraniennes ont souligné que ce mémorandum ne constitue pas encore un accord définitif et que l’Iran demeure prêt à faire face à tous les scénarios possibles. Tout en accueillant favorablement la perspective d’un arrêt de la guerre, elles ont insisté sur la nécessité de rester vigilantes face à toute éventuelle violation des engagements par les États-Unis et le régime sioniste, notamment en ce qui concerne la cessation des agressions de l’armée israélienne et son retrait des territoires occupés au Liban.

Dans ce contexte, la question libanaise est devenue l’un des principaux axes du mémorandum. Le ministère iranien des Affaires étrangères ainsi que d’autres responsables ont affirmé que la fin de la guerre au Liban constitue une composante indissociable de l’accord de cessation des hostilités et que les États-Unis sont responsables de garantir sa mise en œuvre. Parallèlement, l’Iran a mis en garde contre les récentes attaques israéliennes dans le sud du Liban et dans la banlieue sud de Beyrouth, les qualifiant de violation manifeste du processus de cessez-le-feu et de menace pour la stabilité régionale, tout en se réservant le droit de réagir en conséquence.

Sur le plan diplomatique, les consultations régionales et internationales se poursuivent de manière intensive. Les entretiens téléphoniques entre les responsables iraniens et leurs homologues du Liban, d’Oman et d’autres pays de la région, ainsi que la réunion du ministre iranien des Affaires étrangères avec les ambassadeurs, chargés d’affaires et chefs de missions diplomatiques étrangères à Téhéran, ont eu pour objectif d’expliquer les différentes dimensions du mémorandum. L’Iran a souligné que la réussite de sa mise en œuvre dépendait de la coopération régionale et du respect des engagements par l’ensemble des parties concernées.

Dans les sphères médiatique et politique, plusieurs signes de divergences entre Washington et Tel-Aviv ont également été observés. Des médias israéliens ont rapporté que le président Donald Trump avait exercé des pressions sur les autorités israéliennes afin de limiter les opérations militaires de l’armée israélienne dans la région. Certains milieux politiques israéliens ont exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme une réduction de leur marge de manœuvre.

Les analyses publiées dans plusieurs médias occidentaux mettent principalement l’accent sur l’importance géopolitique accrue du détroit d’Ormuz et sur le rôle de la République islamique d’Iran dans les équilibres stratégiques régionaux. Des médias tels que CNN et Foreign Policy ont souligné l’influence de l’Iran dans les équations liées au détroit d’Ormuz et son impact sur les calculs stratégiques américains. Certains rapports évoquent également la possibilité d’une reprise facilitée des exportations pétrolières iraniennes ainsi que l’accès aux services bancaires, d’assurance et de transport après la signature du mémorandum.

Dans le domaine économique et énergétique, les marchés mondiaux ont réagi positivement à cette entente préliminaire. La diminution des inquiétudes concernant une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz ou une perturbation des exportations régionales de pétrole et de gaz a contribué à réduire une partie du risque géopolitique pesant sur les marchés de l’énergie. Par ailleurs, la perspective d’une augmentation des exportations pétrolières iraniennes et d’une baisse des coûts du transport maritime figure parmi les principaux facteurs de réajustement des attentes du marché.

Au niveau international, un soutien significatif à cette nouvelle dynamique est également observable. Plusieurs acteurs régionaux majeurs, dont le Pakistan, l’Arabie saoudite et le Qatar, ainsi que les dirigeants du G7 et l’Union européenne, ont salué le mémorandum entre l’Iran et les États-Unis, le considérant comme une opportunité de réduire les tensions, de garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et de progresser vers un accord plus global. Dans l’ensemble, la région est entrée dans une phase particulièrement sensible, dont le succès ou l’échec dépendra de la mise en œuvre effective des engagements pris par la partie américano-israélienne, de l’évolution de la situation au Liban et des résultats des prochaines négociations entre l’Iran et les États-Unis.

 

1. Finalisation du mémorandum d’entente relatif aux négociations pour mettre fin à la troisième guerre imposée

 

Majid Takht-Ravanchi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères

·         La signature du mémorandum d’entente entre l’Iran et les États-Unis relatif à la cessation de la guerre se fera en Suisse, soit en présentiel, soit sous forme numérique. À l’issue de cette signature, les négociations débuteront. La délégation iranienne sera dirigée par M. Ghalibaf, tandis que la délégation américaine sera conduite par M. Vance.

·         Après la signature du mémorandum d’entente entre l’Iran et les États-Unis vendredi en Suisse, des négociations bilatérales seront engagées entre les deux parties.

·         Le mémorandum souligne explicitement la cessation de la guerre et des opérations militaires sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban. Les dispositions sont très claires à cet égard. Les États-Unis se sont engagés, au nom de leurs partenaires, à garantir la fin des hostilités sur tous les fronts. En cas de violation de cet engagement, un mécanisme spécifique prévu dans le mémorandum sera activé et les décisions nécessaires seront prises conformément à ses dispositions.

·         L’un des aspects les plus importants de ce mémorandum concerne la reconstruction du pays ainsi que le plan élaboré à cette fin. Le texte met également l’accent sur la libération des avoirs iraniens gelés, la question du détroit d’Ormuz et la levée du blocus maritime américain contre l’Iran. La levée de ce blocus a déjà commencé et est entrée dans sa phase opérationnelle.

·         Le mémorandum d’entente entre l’Iran et les États-Unis sera signé vendredi en Suisse, mais le lieu exact de la signature n’a pas encore été déterminé. De même, la durée des négociations qui suivront en Suisse n’est pas encore connue et leurs modalités détaillées restent à définir.

·         Les questions nucléaires qui seront abordées lors des négociations finales sont clairement identifiées. Elles porteront notamment sur l’enrichissement de l’uranium par l’Iran, ses stocks nucléaires et ses besoins dans le domaine nucléaire.

 

2. Dernières déclarations des responsables iraniens

 

Massoud Pezeshkian, président de la République islamique d’Iran

Ce qui a été convenu constitue une étape importante vers l’arrêt de la guerre et le début des négociations, mais aucun accord définitif n’a encore été conclu.

La République islamique d’Iran est prête à faire face à toutes les options. Avec ou sans accord, la priorité du gouvernement demeure le service sincère rendu au peuple. La nation iranienne a appris de son Imam martyr à ne jamais se soumettre à l’humiliation.

 

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement

Noble et bien-aimé peuple d’Iran !

Grâce à votre résistance historique et à la bravoure des forces armées face à ceux qui cherchaient à attenter à la vie de cette nation, à détruire ce pays et à le contraindre à la capitulation, l’Iran a franchi une étape majeure vers la victoire finale. Ils l’ont voulu, mais ils n’y sont pas parvenus.

Nous restons debout, et au bout du compte, notre Iran triomphera. Avec l’aide de Dieu.

 

Quartier général central Khatam al-Anbiya

Au cours des deux derniers jours, après l’annonce de la fin de la guerre par le président des États-Unis, l’armée du régime sioniste a violé le cessez-le-feu à 84 reprises dans le sud du Liban et continue de commettre des crimes et des massacres contre le peuple libanais opprimé.

Il est averti que si l’armée du régime sioniste, qualifiée de « tueuse d’enfants », ne met pas fin à ses actions hostiles dans le sud du Liban, elle devra s’attendre à une réponse sévère de la part des puissantes forces armées de la République islamique d’Iran.

 

Esmail Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères

·         À l’occasion de l’anniversaire de l’agression du régime sioniste et des États-Unis contre notre pays en juin 2025, nous rendons hommage à la mémoire de tous nos chers martyrs. Nous n’oublions pas les crimes odieux commis contre le peuple iranien par le régime sioniste et les États-Unis durant ces douze jours. Ils ont attaqué les installations nucléaires pacifiques de l’Iran et, malheureusement, la communauté internationale, en particulier le Conseil des gouverneurs et l’Agence internationale de l’énergie atomique, n’a pas été à la hauteur de cette épreuve et n’a pas rempli ses responsabilités face à cet acte illégal des États-Unis et du régime sioniste. Au cours de cette guerre d’agression, nous avons perdu de nombreux hauts commandants ainsi que de précieux citoyens iraniens.

·         La finalisation du mémorandum d’entente entre l’Iran et les États-Unis visant à mettre fin à la guerre imposée par les États-Unis et le régime sioniste contre l’Iran sur tous les fronts, y compris le Liban, a constitué un développement très important. Ce résultat est le fruit de la fermeté et de la résistance légendaire des Iraniens face à l’agression et aux crimes de deux acteurs malveillants disposant de toutes les ressources matérielles.

·         Rendons hommage à l’âme élevée de notre dirigeant martyr ainsi qu’à tous nos grands hommes tombés en martyrs lors de l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste, et renouvelons notre engagement envers tous nos martyrs : nous n’épargnerons aucun effort ni aucun sacrifice dans la poursuite de leur voie.

·         Nous avons constaté qu’au moment même où les efforts pour parvenir à une entente atteignaient leur apogée, le régime sioniste a récidivé dans ses crimes. Dans la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), lors d’une attaque terroriste contre une zone résidentielle, plusieurs citoyens libanais ont été tués.

·         Les générations futures verront que la République islamique d’Iran et ses alliés n’ont pas permis que cette perfidie du régime sioniste détourne notre attention de la défense des intérêts supérieurs de la République islamique d’Iran et du Liban. En réalité, ce crime a renforcé davantage la cohésion et la force du front de la résistance face au régime sioniste.

·         Le mémorandum d’entente mentionne à trois reprises le Liban : d’abord concernant la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris le Liban ; ensuite concernant le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban ; enfin concernant le respect de son intégrité territoriale et de sa souveraineté nationale. Il est donc parfaitement clair quelles sont les caractéristiques de cet engagement.

·         La quête de justice pour tous nos martyrs demeure une question permanente. Personne ne peut passer sous silence, oublier ou pardonner le grand crime commis contre le peuple iranien. Cette revendication restera donc constante et durable. Nous utiliserons toutes les instances et tous les forums internationaux pour documenter ces crimes, les exposer et obtenir justice.

·         La profonde méfiance des Iraniens envers les États-Unis résulte des agissements hostiles des gouvernements américains à l’encontre du peuple iranien. Cette histoire remonte à 1953, voire avant, et s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui. Elle a créé une défiance si profonde que les États-Unis ont encore un long chemin à parcourir pour regagner la confiance des Iraniens.

·         Le texte du mémorandum d’entente n’aborde pas les détails de la question nucléaire. Il a simplement été convenu qu’au cours d’une période de soixante jours suivant la signature de l’accord, des discussions auraient lieu exclusivement sur cette question, ainsi que, de manière réciproque, sur la levée des sanctions entre l’Iran et les États-Unis. La question nucléaire est clairement définie, et les aspects qui seront discutés sont connus, notamment celui de l’enrichissement, pour lequel les droits et obligations de la République islamique d’Iran en tant que membre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires sont parfaitement établis. La question des stocks d’uranium hautement enrichi est également encadrée par des règles et des exigences précises.

·         Les États-Unis doivent respecter leurs engagements tels qu’ils figurent dans ce mémorandum d’entente. Ils doivent également veiller à ce que le régime sioniste respecte ses engagements relatifs à l’arrêt de la guerre au Liban. Le non-respect de ces obligations entraînera naturellement une réponse réciproque de l’Iran. Les engagements sont mutuels et équilibrés. Nul ne peut s’attendre à ce que la République islamique d’Iran applique ses obligations tandis que l’autre partie refuserait d’exécuter les siennes.

·         Le Secrétaire général des Nations unies, qui adopte malheureusement souvent des positions ambiguës ou équivoques sur des questions dont le caractère illégal ou criminel est pourtant évident, a cette fois-ci pris une position claire. L’action du régime sioniste constituait une agression militaire manifeste contre le Liban. Dans de tels cas, les responsables des Nations unies et le Conseil de sécurité doivent s’exprimer clairement.

·         Nous ne sommes absolument pas satisfaits de la performance de l’Agence et de son Directeur général. Récemment encore, sous la pression des États-Unis et de certains pays européens, l’Agence et son Conseil des gouverneurs ont adopté une résolution contre l’Iran sans faire la moindre référence aux événements de l’année écoulée, notamment au fait que les installations nucléaires pacifiques iraniennes ont été attaquées par le régime sioniste et les États-Unis. Cette approche politisée du Conseil des gouverneurs ainsi que les déclarations non techniques et dépassant les compétences du Directeur général ne contribuent certainement pas à résoudre les problèmes. Nous sommes membres du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

 

3. Lutte contre la propagande, la guerre psychologique, la désinformation et les tentatives de manipulation de l’opinion publique

 

Kamala Harris, ancienne candidate du Parti démocrate à l’élection présidentielle américaine de 2024

·         (La guerre menée contre l’Iran par les États-Unis et le régime sioniste) est une guerre que le peuple américain ne souhaitait pas. C’est une guerre de choix.

·         Il ne fait aucun doute qu’il existe un lien direct entre cette guerre choisie et ce qui s’est produit en matière de prix de l’essence.

·         Quelle que soit la négociation actuellement en cours, ce président (Trump) proclamera la victoire et, au final, nous reviendrons à la situation qui existait après le JCPOA (accord nucléaire iranien), et nous appellerons cela une victoire ! Un accord dont Trump s’est pourtant retiré.

 

Hillary Clinton, ancienne secrétaire d’État des États-Unis

·         Depuis que je connais Netanyahou, il est obsédé par deux choses : l’Iran et son désir de normaliser les relations avec l’Arabie saoudite.

·         La première réunion officielle que j’ai eue avec Netanyahou en 2009 portait précisément sur ces questions : comment parvenir à une normalisation avec l’Arabie saoudite et comment écarter complètement l’Iran de l’équation régionale.

·         Une entente avec l’Iran constituerait le coup de grâce pour Netanyahou.

·         Après l’attaque contre l’Iran, Trump aurait déclaré : « Personne ne m’avait dit que les Iraniens pouvaient fermer le détroit d’Ormuz. »

 

 4. Couverture médiatique et analyses des centres de recherche concernant les développements en cours

 

Foreign Policy

·         Malgré un niveau sans précédent de coopération militaire et stratégique entre les États-Unis et le régime sioniste, les fondements de cette alliance sont en train de s’éroder et les relations entre les deux parties pourraient être entrées dans une période de déclin à long terme.

·         Le niveau actuel de coopération entre les États-Unis et le régime occupant est tel que les anciens dirigeants de ce régime auraient eu du mal à l’imaginer.

·         Le réseau traditionnel de soutien au régime occupant aux États-Unis ne dispose plus de l’influence qu’il avait autrefois.

·         Netanyahou se prépare déjà à un avenir dans lequel l’aide militaire américaine serait réduite.

 

CNN

·         À la suite de la guerre menée par les États-Unis contre elle, la République islamique d’Iran a acquis une nouvelle capacité stratégique particulièrement importante.

·         L’Iran a démontré qu’il pouvait bloquer l’accès au détroit d’Ormuz pendant le conflit actuel, et les évaluations des services de renseignement américains indiquent que cela pourrait se reproduire.

·         Les États-Unis ont été contraints de négocier intensivement avec l’Iran afin de parvenir à une réouverture complète du détroit d’Ormuz, ce qui souligne le levier d’influence durable dont disposent les responsables iraniens.

 

Sondage de l’institut Kantar

·         La popularité du président des États-Unis en Israël a fortement chuté au cours des trois dernières semaines, passant de +23 à −23, soit une baisse de 46 points.

 

Bloomberg

·         Selon des responsables américains, l’exemption accordée concernant les ventes de pétrole iranien ne concerne que les cargaisons déjà chargées et ne constitue pas une autorisation plus large permettant la reprise générale des exportations pétrolières iraniennes.

 

 CNN

·         Les agences de renseignement américaines sont récemment parvenues à la conclusion que l’Iran est capable, à tout moment où il le déciderait, de bloquer efficacement l’accès au détroit d’Ormuz.

·         Une source informée a déclaré : « Nous avons désormais, en pratique, cédé le contrôle du détroit à l’Iran ; un instrument plus puissant que n’importe quelle arme nucléaire.

 

5. Réactions à l’accord préliminaire

 

Dirigeants du G7

·         Nous saluons l’annonce de l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran sous la direction résolue du président Donald Trump et avec le soutien des pays médiateurs.

·         Nous soutenons la mise en œuvre de cet accord et sommes prêts à contribuer à ce processus.

 

Kaja Kallas, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

·         Le Liban doit être inclus dans le cadre de l’accord entre l’Iran et les États-Unis. Les ministres de l’Union européenne ont convenu que le Liban devait être couvert par l’accord de cessez-le-feu conclu entre l’Iran et les États-Unis.

·         Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ne sont pas parvenus à un consensus sur l’adoption de sanctions contre Itamar Ben-Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale.

 

Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, émir du Qatar

·         Nous saluons l’accord intervenu sur le mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran et exprimons notre gratitude au président Trump, au Pakistan ainsi qu’à tous les partenaires impliqués.

·         J’espère que les négociations à venir favoriseront davantage de dialogue et de coopération afin de soutenir la sécurité et la stabilité régionales et internationales.

 

Lee Jae-myung, président de la République de Corée

·         Tout en remerciant les efforts diplomatiques qui ont conduit à cette avancée, j’espère que cet accord contribuera à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient et garantira la libre et sûre circulation des navires dans le détroit d’Ormuz.

 

 6. Situation du marché de l’énergie et conséquences de la crise régionale

 

Au cours des deux derniers jours, le marché mondial de l’énergie a été influencé avant tout par les informations relatives à l’entente préliminaire entre l’Iran et les États-Unis visant à mettre fin aux hostilités et à ouvrir la voie à un nouveau cadre politique. L’annonce de la finalisation du texte du mémorandum d’entente ainsi que la fixation d’une date pour sa signature officielle ont orienté le sentiment des marchés vers une réduction des risques géopolitiques et ont contribué à retirer une partie de la « prime de guerre » intégrée aux prix des produits énergétiques.

Sur le marché pétrolier, les opérateurs considèrent désormais comme moins probables les scénarios de crise tels que la fermeture du détroit d’Ormuz, l’extension du conflit aux infrastructures pétrolières du Golfe Persique ou une perturbation majeure des exportations régionales. Cette évolution a contribué à modérer les anticipations inflationnistes dans le secteur de l’énergie et à réduire partiellement la pression psychologique liée aux craintes d’un déficit d’approvisionnement.

Toutefois, l’optimisme des marchés demeure prudent. Cette prudence s’explique principalement par la fragilité de l’entente entre Téhéran et Washington ainsi que par l’absence de détails complets concernant les modalités de mise en œuvre des engagements des deux parties.

L’une des variables les plus déterminantes pour les marchés durant cette période a été la question du détroit d’Ormuz. Les déclarations des responsables américains et iraniens concernant la réouverture complète des voies maritimes et le lancement des opérations de déminage ont contribué à réduire les inquiétudes relatives à la sécurité de la navigation. Si la situation se stabilise durablement, les coûts d’assurance des pétroliers ainsi que les tarifs du transport maritime pourraient enregistrer une baisse au cours des prochaines semaines.

Une dynamique comparable a été observée sur le marché du gaz naturel. La diminution du risque de perturbation des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar et d’autres producteurs du Golfe Persique a amélioré les perspectives d’approvisionnement mondial. Cet élément revêt une importance particulière pour les marchés asiatiques et européens, qui se sont montrés très sensibles ces derniers mois à la sécurité des routes énergétiques.

Par ailleurs, la perspective d’une augmentation des exportations pétrolières iraniennes est devenue l’un des principaux sujets d’attention pour les acteurs du marché. Les informations évoquant la possibilité de ventes immédiates de pétrole iranien ainsi que l’accès aux services bancaires, d’assurance et de transport dans le cadre de la nouvelle entente ont renforcé les anticipations d’une hausse de l’offre mondiale. À moyen terme, cette évolution pourrait également influencer les politiques de production de l’OPEP et de l’OPEP+.

Néanmoins, les récentes attaques israéliennes sur le territoire libanais ainsi que les divergences manifestes entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou continuent de constituer un facteur de risque important pour les marchés de l’énergie. Les frappes israéliennes contre la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh) et la réaction ferme de Washington ont montré que toute escalade du conflit sur le front libanais pourrait affecter la mise en œuvre de l’entente entre l’Iran et les États-Unis et réintroduire un risque géopolitique accru sur les marchés.

Dans l’ensemble, les perspectives du marché mondial de l’énergie à l’issue de ces deux derniers jours apparaissent plus favorables qu’au cours des semaines précédentes. La diminution du risque d’un affrontement direct entre l’Iran et les États-Unis, le maintien de l’ouverture du détroit d’Ormuz et la possibilité d’une augmentation des exportations pétrolières iraniennes ont contribué à apaiser les marchés. Toutefois, jusqu’à la signature officielle de l’accord et au début de sa mise en œuvre concrète, les acteurs du marché continueront de suivre avec attention l’évolution de la situation politique, les développements au Liban, les relations entre Washington et Tel-Aviv ainsi que la sécurité des voies énergétiques dans le Golfe Persique.

 

7. Efforts diplomatiques

 

Entretien téléphonique entre les présidents des Parlements iranien et libanais

Mohammad Bagher Ghalibaf et Nabih Berri ont eu un entretien téléphonique au cours duquel ils ont examiné les récents développements régionaux et souligné la nécessité de mettre en œuvre les engagements découlant du mémorandum d’entente entre Téhéran et Washington, ainsi que la responsabilité des acteurs internationaux dans l’arrêt de la guerre et la préservation de la souveraineté du Liban.

Au cours de cet échange, Ghalibaf a déclaré :

« La guerre doit prendre fin sur tous les fronts, y compris au Liban. Les forces occupantes doivent se retirer des territoires occupés, et les habitants du sud du Liban doivent pouvoir retourner chez eux avec dignité et honneur. »

 

Entretiens téléphoniques du ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran avec des responsables libanais

Seyyed Abbas Araghchi s’est entretenu séparément par téléphone avec Joseph Aoun, président de la République libanaise, et Nabih Berri, président du Parlement libanais.

Lors de ces conversations, le ministre iranien des Affaires étrangères a informé les responsables libanais des détails du mémorandum d’Islamabad, en particulier des dispositions relatives au Liban.

Araghchi a également souligné l’engagement de la République islamique d’Iran en faveur de la fin de la guerre et des agressions au Liban. Il a insisté sur la responsabilité des États-Unis quant à la bonne application des dispositions du mémorandum et sur la nécessité d’un arrêt complet des attaques israéliennes contre le Liban.

Les responsables libanais ont, pour leur part, salué les dispositions du récent mémorandum d’entente. Ils ont souligné que la stabilité et la sécurité du Liban constituent une composante indissociable de tout effort sérieux visant à instaurer la stabilité dans la région et ont exprimé leur appréciation pour l’inclusion de la question de la fin de la guerre contre le Liban dans le texte du mémorandum.

 

Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la Russie

Sergueï Lavrov et Seyyed Abbas Araghchi ont eu un entretien téléphonique consacré au mémorandum d’Islamabad ainsi qu’à plusieurs questions régionales et bilatérales.

Au cours de cette conversation, le ministre iranien des Affaires étrangères a exposé les détails de l’accord et a insisté sur la responsabilité des États-Unis dans la mise en œuvre effective de ses dispositions ainsi que sur la nécessité de mettre un terme complet aux attaques du régime sioniste contre le Liban.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a pour sa part salué la finalisation du texte du mémorandum et a réaffirmé le soutien total de son pays à sa mise en œuvre.

Les ministres ont également souligné la nécessité du soutien de la communauté internationale et du Conseil de sécurité des Nations unies à cet accord. Ils ont insisté sur l’importance de poursuivre la coopération diplomatique entre les pays de la région afin de consolider la paix et la stabilité.

Les deux parties ont par ailleurs échangé leurs points de vue sur plusieurs questions bilatérales et sont convenues d’assurer le suivi des dossiers évoqués.

 

Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran et du Sultanat d’Oman

Seyyed Abbas Araghchi et Sayyid Badr Albusaidi ont eu un entretien téléphonique consacré au mémorandum d’Islamabad ainsi qu’aux relations bilatérales.

Les deux parties ont souligné l’importance du développement et de l’approfondissement de leur coopération dans divers domaines, sur la base des principes de bon voisinage ainsi que des liens historiques et culturels qui unissent les deux pays.

Elles sont également convenues de poursuivre les consultations et la coordination afin de renforcer la stabilité et la coopération à l’échelle régionale.

 

Réunion du ministre des Affaires étrangères avec les ambassadeurs, chefs de missions diplomatiques étrangères et représentants des organisations internationales résidant dans le pays

·         Le mémorandum d’entente entre l’Iran et les États-Unis visant à mettre fin à la guerre sera officiellement signé vendredi. Le même jour débutera un nouveau cycle de négociations entre l’Iran et les États-Unis en vue de parvenir à un accord définitif.

·         Après la signature du mémorandum, les négociations se poursuivront pendant soixante jours afin d’aboutir à un accord final portant sur les questions nucléaires et la levée des sanctions.

·         En raison du lien établi entre la guerre au Liban et les attaques du régime sioniste dans le sud du Liban et contre l’Iran, la République islamique d’Iran a considéré dès le premier jour que la fin de la guerre au Liban constituait une condition essentielle à la fin de la guerre contre l’Iran.

·         Lorsque nous avons annoncé le cessez-le-feu, nous l’avons déclaré applicable à tous les fronts, avec une attention particulière portée au Liban. Par conséquent, la fin de la guerre au Liban est également comprise dans cet engagement.

·         Selon notre interprétation, les deux parties au mémorandum sont, d’un côté, les États-Unis et Israël, et de l’autre, l’Iran et le Hezbollah. La fin de la guerre au Liban constitue une partie indissociable de la cessation complète des hostilités, laquelle inclut également la fin de l’occupation du Liban.

 

Service de la diplomatie publique
Ambassade de la République islamique d’Iran en France

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